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Le transport sanitaire est un poste de dépense très important pour l’État et les collectivités locales. Pour l’année 2010, la Cour des Comptes a évalué le transport sanitaire à 3,5 milliards d’euros pour 5 millions de bénéficiaires. Une part de ces transports est liée au secteur médico-social pour lequel les besoins logistiques, contrairement aux transports d’urgence, sont souvent connus à l’avance. Cette connaissance anticipée des besoins pourrait être utilisée pour améliorer l’efficience des ressources mobilisées en partageant celles-ci sur plusieurs prestations logistiques gérées en parallèle. Ainsi cette mutualisation des prestations permettrait à la fois de réduire l’impact financier et environnemental de ces déplacements qui sont encore pour l’essentiel réalisés avec des véhicules à motorisation diesel. Afin de garantir une bonne adhésion des publics impactés, une attention particulière doit être portée sur l’impact d’une telle mutualisation sur les pratiques des usagers et leur environnement (aidants familiaux, établissements médico-sociaux, etc.).

Un projet FEDER

L’Europe finance ce projet avec des Fonds Européen de Développement Économique Régional (FEDER)

Genèse du projet

Sur le premier semestre 2015, un travail préliminaire mené conjointement par le laboratoire DISP (sciences pour l’ingénieur) et l’IFROSS (sciences humaines et sociales), financé par le pôle LUTB (Lyon Urban Trucks and Bus) a permis de poser les bases théoriques du problème du transport collectif des personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, deux projets dans le cadre de thèse sont projetés. Ces thèses visent à développer des algorithmes d’optimisation dédiés au transport des personnes en situation de handicap, une dédiée à la définition des programmes annuels de transport et un son l’adaptation à court terme de ceux-ci.

Objectif du projet

Objectif environnemental

L’objectif environnemental est du projet est la diminution du nombre de kilomètres parcourus et du nombre de véhicules nécessaires. Dans un contexte où l’offre de transport public est inexistante ou n’est pas en mesure de répondre au besoin, il faut mettre en place un service de transport ad hoc avec un parc de véhicules dédiés et des chauffeurs spécifiquement formés. L’optimisation de ces ressources en mutualisant les trajets permettra la diminution de l’énergie consommée, et donc des émissions de CO2, de particules fines, etc.
Par l’optimisation de ces trajets, nous ciblons une baisse de 15 % du kilométrage parcouru, soit un gain annuel de 213 000 kg eq CO2.
De plus, la mutation future du parc de véhicules thermiques (principalement diesel) vers un parc de véhicules électriques ou hybrides est prise en compte dans ce projet. Les contraintes spécifiques comme les temps de recharges et les distances maximales parcourues entre recharges seront intégrées à l’outil et aux modèles d’optimisation.

Objectif Économique

L’outil d’aide à la décision sera en open source. Ressourcial (partenaire du projet) mettra à disposition le web service et l’application mobile développés dans ce projet à tous ses adhérents (notamment des associations gestionnaires d’établissements médico-sociaux), aux personnes handicapées et leurs familles, aux centrales de mobilité et les chauffeurs. Ainsi ce projet n’a pas de vocation commerciale directe. Par contre, l’un des objectifs est clairement celui de la réduction des coûts de transport.

Objectifs organisationnels et techniques

À ce jour, il n’existe pas d’outil de communication et d’aide à la décision permettant d’organiser et d’optimiser l’activité de transport de personne en situation de handicap. Ce projet vise à en développer un. Celui-ci prendra la forme d’un service web et d’une application mobile ayant chacun plusieurs interfaces en fonction de l’activité réalisée.

 

 

Périmètre de démonstration

Le périmètre de démonstration cible est le département du Rhône étendu au bassin de recrutement des personnes transportées (Loire, Ain, Savoie, Drôme, Ardèche). Ce périmètre représente environ 1150 usagers (et donc approximativement 1150 familles), 250 véhicules (représentant annuellement 4 000 000 kms essentiellement en motorisation diesel, soit 1,42 millions de kg eq CO21 (base www.ecoinvent.org)) et 160 établissements et services médico-sociaux.